Port Au Port
Une dernière visite avant la grande visite
08.10.2007 - 08.10.2007
15 °C
Bon matin d’automne,
la fin de semaine de pouceux n’était pas tout à fait terminée la dernière fois. Enfin, Gerry et Martha ne travaillaient pas, et ensemble et avec la sœur de Martha, nous avons fait une ballade d’auto dans les françaises contrées de Port-Au-Port, pour compléter en beauté le congé de l’Action de Grâces. À ma grande déception, il se trouve que ces contrées sont historiquement francophones, mais que le vent de la mer et aussi les politiques se sont chargés de Molière en l’assassinant lentement jusqu’à l’isoler sur deux petites îles européennes, tout près d’ici. Ainsi, plusieurs villages témoignent toujours d’un nom connu à mes sens, sans pourtant qu’une seule âme ne semble encline à me chanter quelques mots dans ma langue natale. On y retrouve également des traductions libres telles « Our lady of Lourdes » et autres loufoqueries du genre. Pourtant, environ 15% des gens parlent ici le français, et il s’agit du seul lieu officiellement bilingue sur l’île, statut datant de 1971… Qu’importe ! Le plaisir de finalement bouger un peu avec mes amis d’ici me fait rapidement oublier ces histoires de langue… et enfin je peux les présenter…

Une île renferme plusieurs surprises ou incongruités qui ne se retrouvent nulle part ailleurs, j’en ai bien été témoin jusqu’ici. C’est donc presque sans surprise que notre route rencontre en cet endroit isolé une ferme d’alpacas, proches cousins des lamas péruviens ! Mais quelle chevelure ces animaux possèdent-ils !

Enfin, le monde est rempli de mouvements désordonnés, alors il est tout à fait naturel d’observer ces bêtes andines dans ce monde de mers et de vents salins, ou est-ce moi qui ne s’étonne plus des humains farfelus qui s’amusent avec la nature ! Tout de même intéressant…
La saison des glaciers est terminée, comme la saison des baleines, qui sont parties depuis quelques semaines pour mettre bas dans les chaleureuses eaux des Caraïbes. L’automne est ici bien présent, comme me le rappellent chaque matin mes valeureux pas me conduisant, sous les pluies et le vent, vers le travail. Nous arrivons avec cette idée en tête au Cape St. George, haut lieu de falaises perchées devant les affronts des vagues terrifiantes battant les rochers avec force. Il semble cependant que quelques petits rorquals aient décidé de braver le froid un peu plus longtemps, peut-être suite à la demande de certains phoques ou autres créatures marines, mais il n’en demeure pas moins que ce spectacle de la confrontation entre les roches et l’eau est à ce moment bonifié de la présence de ces animaux majestueux, pour une dernière fois, du moins pour l’instant…





C’est également sur cette route que je vois de mes yeux vus le plus terrible aménagement paysager que ma courte existence m’a permis de déguster. Aucune photo ne pourra le prouver, mais il faut tenter d’imaginer, sur un petit terrain, près de 200 pyramides d’environ un mètre de haut, formées de roches de la taille d’une balle de balle-molle, chacune peinte en blanc ou rose, le tout couvrant près de la moitié du terrain ! Quelle horreur !
Finalement, la visite des ces anciens lieux désertés par les colons français s’achève entre le soleil et la pluie, pour nous conduire jusqu’à un repas italien au restaurant, arrosé d’une bouteille de vin, de quoi me mettre d’attaque afin d’affronter la terrible semaine de trois jours qui m’attend avant de retrouver ma douce venue du ciel, fameux !
Louis
Posted by louiss 20.10.2007 13:49 Archived in Canada Comments (0)








